Tout ce que j'aime.......
Le gui n'a pas besoin de terre pour vivre,
mais uniquement d'un hôte pour pouvoir s'accrocher.
Il se fixe à l'aide de suçoirs qui se ramifient sous l'écorce.
C'est une plante hémiparasite qui possède sa propre chlorophylle.
Le gui se trouve toujours dans les branches des arbres,
alors, pour le voir il faut toujours lever la tête.
Le gui forme de grosses boules.
Ses feuilles d'un vert mat tirant un peu sur le jaune
sont ovales et charnues et vont toujours deux par deux.
Elles sont disposées à l'extrémité des rameaux
et les touffes de gui sont mâles ou femelles
et même quelques fois hermaphrodites.
Les fleurs se forment en automne entre les
noeuds des tiges et elles ne s'ouvrent qu'au printemps.
Les fruits qui sont formés de petites boules blanc-crème
restent accrochées sur les tiges de 2 à 3 ans.
Le gui possède certes des vertues médicinales, mais
c'est surtout une plante très nuisible, même si elle n'a pas
forcément besoin d'un hôte vivant. Les oiseaux se chargeant
toujours de semer les graines un partout, il n'existe pour le moment
aucun moyen de prévention et la seule destruction possible
est obligatoirement rendue par arrêt préfectoral.
Chez les gaulois, la sixième nuit du solstice d'hiver,
c'est à dire la première nuit de chaque année celtique,
c'était toujours le vieux druide qui allait cueillir le gui sacré
sur les chênes, en le coupant avec une serpe d'or.
Il l'enveloppait ensuite dans un drap de lin blanc,
afin que le gui sacré ne touche jamais le sol.
De nos jours, on utilise le gui pour les fêtes de fin
d'année et la tradition veut toujours que l'on s'embrasse
sous une branche de gui, le premier jour du nouvel an.
Mais pourquoi attendre le nouvel an pour pouvoir
s'embrasser sous de si jolies boules de gui ?